La fin du voyage

C’est parti pour le rally retour! Au programme: plus de deux jours de bus, de San Pedro à Salta puis de Salta à Buenos Aires pour arriver à temps à l’aéroport puis 21h d’avion jusqu’à Paris en passant par Amsterdam… Je refais le chemin inverse de San Pedro à Salta, de jours cette fois-ci, ce qui me permet d’admirer les paysages; rien que pour ça, le trajet en vaut la peine. D’abord les paysages de désert et de salines puis l’enchainement tortueux des vallées jusqu’à Humahuaca… À Salta, je passe la nuit dans la meme auberge, Sol Huasi.

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Je repars le lendemain en début d’après-midi pour Buenos Aires. Je passe la nuit dans le bus et arrive à la gare en début de matinée. À la descente, je suis attendue par Nicolas que j’avais rencontré dans l’auberge de Catamarca. Je vais passer la journée avec lui avant de prendre l’avion en début de soirée. Nous prennons le train pour aller chez lui, il habite une maison dans la banlieue proche de Buenos Aires avec son frère et sa soeur. Une pose agréable entre deux voyages, il fait très chaud la maison est fraiche et agréable. Toutes les pièces donnent sur une cour et un petit jardin agrémenté d’un bassin, de plans de cannabis le long du mur du fond et des deux perroquets. J’ai bien failli me tromper d’aéroport une deuxième fois puisque Nicolas pensait que je prennait l’avion depuis l’aéroport situé dans Buenos Aires, en fait pour les vols nationaux et sud-américains. Heureusement je me rend compte de l’erreur à temps. Un de ses amis nous propose de nous emmener en voiture à l’aéroport. On croit être tranquilles mais il nous laisse tomber au dernier moment! Nicolas appelle en catastrophe un chauffeur de taxi de ses amis qui accepte de m’amener en urgence pour 200 pesos, c’est-à-dire tout ce qui reste dans mon porte-monnaie. C’est le moment des adieux, peut-être reviendrais-je à Buenos Aires?

Le trajet est tendu, je ne suis pas encore à l’aéroport! L’autoroute qu’on doit emprunter est bloquée par des « piquetes », une manifestation! On réussit tout de même à les contourner et à arriver à temps. Ouf!

Au revoir Argentine, au revoir Amérique… Le retour à l’esprit européen se fait sans transition, je me retrouve dans un avion d’une compagnie hollandaise, à la merci d’hotesses de l’air grandes, blondes, froides et autoritaires qui parlent en hollandais, la langue la moins harmonieuse qu’on puisse imaginer après 3 mois en Amérique du sud.  Il pleut à Amsterdam.

Je suis réchauffée par le sourire de mon père, ma soeur et ma cousine qui m’attendent derrière la vitre qui sépare le tapis roulant des bagages du hall des arrivées.

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