Mendoza

Mendoza c’est la ville du vin en Argentine. Près de 80% de la production nationale se fait dans la région. Un peu en dehors de la ville se trouvent les quartiers de Maipu et Lujan de Cuyo où se regroupent toutes les bodegas et les domaines viticoles. On peut louer des vélos et faire le tour des bodegas qui font visiter et déguster leurs vins. J’arrive donc à Mendoza dans l’après midi et je descend à l’Hostel Independencia, dans une vieille maison en plein centre avec un patio très agréable. Plus je vais vers le nord plus il fait chaud! C’est vraiment l’été, heureusement la ville est aérée et ses rues bordées d’arbres. Le temps de faire un tour dans la ville, d’acheter de quoi me faire à manger et je vais me coucher, fatiguée par le trajet. Le lendemain, je prend mon temps, je vais me promener dans la ville qui est assez agréable avec ses places un peu partout. Je vais visiter un petit musée poussiéreux dédié au Général San Martin. On y trouve un peu de tout, des objets personnels, des portraits, des lettres… C’est un peu le héros national, dans toutes les villes on trouve une avenue San Martin et une statue à son éfigie. C’est un personnage imporant de la guerre d’indépendance contre les espagnols, non seulement en Argentine mais aussi au Chili, au Pérou…Ici plus qu’ailleur puisqu’il était originaire de Mendoza et c’est de là qu’il mis en place l’armée des Andes. Il est mort en France à Boulogne sur Mer, il y a d’ailleur une avenue Boulogne sur Mer qui longe le parc San Martin. Pour cette nuit j’ai une chambre individuelle, tous les dortoirs étaient pleins. C’est plus cher mais ça fait du bien d’avoir une chambrerien qu’à soi et j’en profite pour trainer et faire la sieste sans que personne ne vienne me déranger.

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J’avais l’intention de faire le « cycling and wine tour » le lendemain mais il n’y en a pas le week-end. Ça dérange un peu mes plans, je comptais partir le dimanche soir. Je recule mon départ d’une journée pour pouvoir faire le tour le lundi. Je réserve une « cabalgata » à la place. Au programme: promenade à cheval le matin puis asado avec les gauchos le midi et pour finir, guitarre. Le guide vient nous chercher vers 10h le matin. Je ne suis pas seule, une bonne partie de l’auberge le fait aussi. Nous sommes donc un petit groupe très international avec deux couples d’anglais, un allemand, un hollandais, un irlandais, une suisse, une australienne et un argentin de Buenos Aires. Ça fait très touriste mais l’ambiance est sympathique. Nous ne sommes que deux à parler espagnol, moi et Éliane, la suisse. La balade à cheval est très tranquille, c’est la première expérience à cheval pour la plupart (l’anglaise pousse des cris dès que son cheval fait un pas de travers). On va donc au pas les uns derrière les autres, les chevaux ont l’habitude et il n’y a rien à faire que de se laisser porter. J’en profite pour discuter avec le guide, Juan, son frère est archéologue! Mon cheval trouve quand meme le moyen de faire des siennes, il se roule avec moi dessus au milieu du chemin comme si de rien n’était. J’ai le temps de descndre avant qu’il m’écrase et j’attend patiemment qu’il aie fini. Tout le mondepense que mon cheval est tombé et me demande si ça va, l’amglaise trouve que je suis très courageuse car je n’ai pas crié. Sur la fin de la balade il se met à pleuvoir. C’est vraiment pas de chance, il parait qu’il pleut 4 fois dans l’année à Mendoza et ça tombe justement le jour où on va faire du cheval. Heureusement, une bonne parilla (BBQ) nous attend dans une cabane de gaucho avec du vin à profusion. Plus le repas avance plus l’ambiance se détend, le vin et la guitarre aidant. Nous rentrons finalement, l’anglaise s’est endormie et l’argentin est complètement saoul, il a voulu rivaliser avec les gauchos qui ont une bonne descente. Il se met à pleurer dans la voiture en nous disant qu’il aime tellement son pays (Cry for me Argentina). Avant de nous laisser à l’auberge, Juan donne à Éliane l’adresse d’un bar sympa où on peut danser la cumbia, on ira surement. Nous descidons de tous nous donner rendez-vous un peu plus tard pour aller manger et boire un verre ensemble. Nous allons d’abord au resto, puis dans un bar irlandais puis dans une boite. Il est plus de 2h du matin et la soirée n’a toujours pas commencer dans la boite, il y a encore un concert avant de pouvoir danser. Avec Éliane, nous décidons d’aller dans le bar que nous a indiqué Juan, le Rumbo Perdido. Nous rèussissons à avoir un taxi malgré la pluie et l’eau qui envahit la route. L’ambiance est super, il y a surtout des jeunes de Mendoza, musique et danse latino. Manque de pot, je tombe sur un gars avec qui j’a vaguement parlé à l’auberge, très insistant et qui ne me quitte pas de la soirée! Nous rentrons finalement vers 4h30 et sombrons dans un sommeil bien mérité.

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Le lendemain, je ne me lève pas avant 11h. Le déjeuner de l’auberge est fini, je vais donc manger dehors. Je me promène un peu et je vais jusqu’au musée historique de Mendoza. Manque de chance, il n’est ouvert que l’après-midi et je rentre à l’auberge. J’y reste finalement le reste de la journée, sieste, lecture et farniente. Le lundi c’est le cycling and wine tour. La chance ne m’accompagne décidemment pas à Mendoza, ma réservation n’a pas été prise en compte et il n’y a plus de place! Je réserve un tour pour l’après midi seulement, en car… Je suis déçue car c’était un peu le but de ma venue. Les jeunes préfèrent le tour en vélo et je me retrouve avec des couples d’un certain age. C’est quand meme intéressant, nous visitons d’abord un bodega plutot industrielle (Vistandes), une autre artisanale (Las cavas de Don Arturo) et pour finir une fabrique d’huile d’olive. On déguste le fameux Malbec, spécialité de la région et du cabernet sauvignon. On me ramène à l’auberge et j’ai juste le temps de prendre mes affaires pour aller à la gare (la malchance me poursuit, impossible de trouver le bon bus, je fini par prendre un taxi). Mon bus est à 20h30 pour Salta (18h de trajet). Il arrive avec près d’1h de retard.

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2 réflexions sur “Mendoza

  1. Les chevaux ont des réactions que les cavaliers ont du mal à comprendre et à maitriser!!!Peut être que ton cheval venait d’une bodega où il avait goûter au bon vin argentin?parce que pour se rouler sur le sol avec sa cavalière faut quand même le faire!!Bravo pour tes réflexes
    A Salta tu as du trouver les hauts plateaux.Ta cousine Nicole(fille de Marcel) doit y être avec son mari Michel.Ils font du trekking…….après ils descendent en Patagonie.Ton trip à l’envers….
    Bises
    Papou

  2. Eh bien, tu as su de tirer d’une situation périlleuse!! le peu d’équitation que tu as fait t’a servi, faut croire. Bon courage ma chérie..`Ta mamie qui pense à toi tous les jours.

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